Seule, un court-métrage de Barbara Panero

Pour fêter ses 25 ans d’histoire et de cinéma, le cinéma Le Méliès de Port-de-Bouc organise un super événement pendant deux jours, le samedi 4 et le dimanche 5 octobre, en présence de nombreux cinéastes, reconnus, tels Jean-Pierre Mocky, Jean-Pierre Thorn, Denis Gheerbrant, et des cinéastes en devenir…

Le cinéma Le Méliès a invité Barbara Panero à présenter son film Seule, dans le cadre d’un programme collectif de court-métrages samedi 4 octobre à 16h au cinéma de Port-de-Bouc.

photo 2 seuleParis, 15 janvier, le jour de son anniversaire, elle est seule, dans le quotidien silencieux de sa cuisine, attendant un appel. Comment suppléer l’absence de l’autre ? Si ce n’est par l’écriture d’une lettre en forme d’un poème vidéo.
Ce film raconte cette solitude urbaine que difficilement nous avouons aux autres et à soi. Comment filmer l’invisible mais surtout l’indicible de cette solitude issue de nos quotidiens urbains? Qu’est ce la solitude ? Un certain rapport à l’espace et au temps. Un certain rapport aux sons et aux silences de nos gestes quotidiens. Comment filmer l’intériorité voire la sonorité de ce sentiment? A travers une caméra sans artifice qui fixe dans une durée de plan et de son, la figure d’une femme, seule dans sa cuisine, se préparant le rituel café du matin, une esthétique de la banalité.
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Ce film propose en filigrane une réflexion sur les sons quotidiens qui habitent nos espaces intérieurs. Le son anodin d’une cafetière, par exemple,préparant un café jusqu’au sifflement final nous indiquant ce moment de retirer la cafetière du feu, ce son là, par exemple, fait parti de notre quotidien sonore, si étrangement familier, si ritualisé, que nous en oublions la présence ou plutôt la conscience de l’être des choses, de l’être des sons. Aussi comment filmer notre musique quotidienne, signe de notre présence dans un espace,  sans effets, ni musique ajoutée?

site2Seule est une sorte de room-movie intimiste, un voyage sur place, à l’intérieur d’un espace, petit, exigu, celui des petits appartements parisiens pour célibataires, ou plutôt pour solitaires. La tension radicale entre le dehors et le dedans, cette frontière poreuse entre l’extérieur et l’intérieur de soi, que formalise en cinéma la possibilité de disjoindre le son de l’image, permet de glisser, peu à peu, dans l’intériorité de cette femme, jusqu’à entendre l’intimité de ses pensées.

Restant seule chez elle pour son anniversaire, elle cérémonise l’événement en récitant un long poème, en voix off, cette voix qui rejoint, à la fin du film, le son et l’image qui avaient été disjoints,  colmatant la césure voire la blessure. Cette voix off recolle les morceaux épars à l’intérieur de la jeune femme, les morceaux de notre psyché troublée, d’absence et de solitude.

Sans titre

Room-movie, intimiste et minimaliste, Seule est une sorte de portrait féminin, autofictionnel, d’une solitude amoureuse qui adresse une dernière lettre sous forme de poème vidéo à un ancien amant.

Seule, Court-métrage de Barbara Panero, 12mn36, dv, couleur, 2014.
Avec Sabine Burg dans le rôle de la jeune femme…
 

Pour recevoir le film, merci d’écrire à la cinereveuse… Elle vous l’enverra si tôt… par poste ou par lien…

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